Dictionnaires bibliques

Asdod

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Asdod », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Appelée Azote par les Grecs et les Romains, ville forte sur la côte sud-est de la Méditerranée, sous la même latitude à peu près que Jérusalem, à 55 ou 60 km ouest de cette ville, à 50 de Gaza, à 25 de Hékron. Cette ville devait appartenir à la tribu de Juda, mais elle demeura aux Philistins qui surent la conserver ou la reprendre (Josué 15.47). C’est là que se trouvait le fameux temple de Dagon ; c’est là que fut conduite l’arche captive, qu’elle mit en pièces l’idole du faux dieu, et qu’elle frappa de plaies les Philistins (1 Samuel 5.1-6). Ozias en démolit les fortifications, et l’entoura de quelques forts pour la tenir en respect (2 Chroniques 26.6). Tartan, général assyrien, l’ayant prise de vive force, y plaça une garnison qui tint ferme contre Psammétique, roi d’Égypte (Ésaïe 20.1). Prise et ravagée plus tard par les troupes de Nebucadnetsar, elle fut de nouveau reprise par Alexandre le Grand. Jonathan Macchabée la réduisit en cendres avec le temple de Dagon (1 Maccabées 5, 68.40-84) ; mais elle fut ensuite rebâtie. Dès les premiers temps de l’établissement du christianisme, l’Évangile y fut prêché par Philippe (Actes 8.40), et une église chrétienne s’y forma et s’y maintint, sans doute jusqu’au temps de l’invasion des Sarrasins, (cf. Sophonie 2.4 ; Zacharie 9.6). Ce n’est plus maintenant qu’un misérable village qui a conservé son ancien nom.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

À localiser aux environs du village moderne de Esdoûd, à 5 km de la mer, entre Jaffa et Gaza. Une des cinq villes philistines (Josué 13.3), résidence des Anakim (Josué 11.22), attribuée aux fils de Juda (Josué 15.4).

L’arche d’Israël, capturée, fut placée à Asdod dans le temple de Dagon, mais, cause de désolations sans nombre, n’y resta pas longtemps (1 Samuel 5). Ozias, roi de Juda (après 779 avant Jésus-Christ), reprit la ville, dont il démolit les murs (2 Chroniques 26.6), ce qu’Amos avait prophétisé quelque temps auparavant (Amos 1.8) et qui fut parachevé par Sargon roi d’Assyrie en 711 (Ésaïe 20.1). Si l’on en croit Hérodote, le pharaon Psammétique reprit Asdod après un siège de vingt-neuf ans, ce dont la ville dut grandement souffrir (Jérémie 25.20 ; Zacharie 9.6).

Après l’exil, les Asdodiens s’irritèrent en apprenant que l’on reconstruisait les murs de Jérusalem (Néhémie 4.7). Judas Macchabée, ravageant la Philistie, détruisit les autels et les idoles d’Azot = Asdod (1 Macchabées 5.68). Jonathan, son frère, mit le feu à la ville et à son temple (1 Macchabées 10.84). Libre sous Pompée, Asdod fit à nouveau partie du royaume d’Hérode.

Philippe l’évangéliste y exerça le ministère de la prédication (Actes 8.40). Les ruines apparentes sont modernes (un khan médiéval) et les sables y rendent les recherches particulièrement pénibles.

A. P.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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