Dictionnaires bibliques

Argob

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Argob », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

1°. Contrée de Basan, appartenant à la demi-tribu de Manassé ; elle était extrêmement fertile, surtout en oliviers, et contenait soixante villes fermées, que Jaïr, fils de Makir, répara et qu’il appela de son nom bourgs de Jaïr. Cette contrée se nommait sans doute Argob, du nom de sa capitale, ou de celui de quelque Amoréen célèbre auquel elle aurait autrefois appartenu (Deutéronome 3.4-14 ; 1 Rois 4.13).

2°. Argob et Arié, inconnus. Leur nom ne se trouve que en 2 Rois 15.25, mentionné à propos de la conspiration de Pékach, dont on ne sait pas s’ils furent les complices ou les victimes : la phrase dans l’original, comme dans nos traductions, permet l’une et l’autre interprétation, mais favoriserait davantage l’idée qu’ils succombèrent dans la défense d’Azaria leur roi.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Argob (1)

Canton du pays de delà le Jourdain, dans le pays de la demi-tribu de Manassé : Ce canton était dans le pays de Basan, un des plus fertiles de delà le Jourdain. C’est dans Argob que l’on voyait ces soixante villes nommées Chavoth-Jaïr qui avaient de très-hauts murs avec de bonnes portes, sans compter beaucoup de hameaux et de villages non fermés (Deutéronome 3.4,14 1 Samuel 4.13), On remarque quelques traces du nom d’Argob dans Ragaba, ville de delà le Jourdain. Voyez l’article suivant.

Argob (2)

Ville capitale du canton d’Argob dont nous venons de parler. Eusèbe (in Argob) dit que de son temps, Argob était un lieu à quinze milles de Gerasa vers le couchant. C’est apparemment le même que Bagab ou Ragaba dont nous parlent la Misne, et Josèphe. La version samaritaine met ordinairement Bigote au lieu d’Argob.

Argob (3)

Lieu de Samarie, proche le palais royal, où Phacée, fils de Homélie, assassina Phacéia, fils de Manahem, roi d’israel (2 Rois 15.25) [C’est d’après la Vulgate que Argob est pris pour un nom de lieu, ainsi que Arié, dont Calmet ne parle pas. Elle porte que Phacée ayant conspiré contre Phacéia, il l’attaqua à Samarie dans la tour de la maison royale, près d’Argob et d’Arié (juxta Argob et juxta Arie). Mais, d’après l’Hébreu et le Grec, Argob et Arié sont des noms d’homme, c’est-a-dire, les noms dedenx des complices de Phacée. Ils s’expriment ainsi : Il le frappa à Samarie au palais de la maison royale, avec Argob et avec Arié. Les trois textes ajoutent : Ayant avec soi cinquante hommes des fils de Galaad. On voit, par les articles qui précèdent, qu’Argob est un nom galaadite. Il est donc probable qu’Argob et Arié étaient les principaux d’entre les fils de Galaad complices de Phacée. Voici ce que dit là-dessus M. Cahen : Argob ; il en est question (Deutéronome 3.13-14). Le rabbi Lévi Ben Gerson croit que Argob dont il s’agit ici est le nom du chef de la province du même nom. Chais rapporte une supposition ingénieuse sur cette expression qui serait composé de l’abréviation de lion, et d’un mot qui signifie fosse ; et le sens serait : Il le tua dans son appartement comme un lion dans sa caverne].

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

(signifiant : mottes, ou glèbe).

1.

Région du pays de Basan (voir ce mot), conquise par Israël sur son roi Og (Deutéronome 3.3), attribuée à Manassé (v.13), célèbre par ses nombreuses cités fortifiées (verset 4 et suivant), bornée à l’ouest par Guesur et Maaca (verset 14) ; toutefois l’identification que ce verset semble en faire avec les bourgs de Jaïr est impossible, ceux-ci se trouvant non en Basan mais en Galaad (Nombres 32.11 ; Juges 10.4), et consistant surtout non pas en grandes villes mais en simples campements de tentes : 1 Rois 4.13 distingue nettement les deux régions. Argob est appelée dans tous ces textes « contrée d’A. » (hébreu khèbel = bande, territoire limite, ou limité), ce qui l’a fait chercher dans quelque district ayant un aspect tout à fait à part. Ainsi les Targums y voient la Trachanitide, aujourd’hui el-Ledja, qui s’étend à 50 km au sud de Damas sur le versant nord-ouest de la chaîne du Haouran ou Djebel-Druse : pays étrange, surélevé de 30 à 50 m sur la plaine, terre de lave et de cratères éteints, où l’on voit une explication du nom d’A. = mottes. Mais ce terme signifie plutôt : mottes de terre cultivable, ou glèbe ; ce qui obligerait à chercher un territoire fertile, plus à l’Est, au sud-ouest ou au sud, toujours sur les confins de cette région des Druses, voisine du mandat français en Syrie depuis 1919, et qui de ce voisinage a reçu la pénétration de l’influence française. Sur toute l’étendue de ce Haouran (voir Hauran), qui faisait partie de l’antique Basan, se trouvent en grand nombre des ruines bien conservées de villes fortes, édifiées en basalte noir, aux murs souvent très hauts, comme les soixante villes de Deutéronome 3.4 et suivant ; elles appartiennent à l’époque gréco-romaine, l’époque classique des grandes constructions, mais elles doivent représenter l’emplacement de cités antérieures, pouvant fort bien remonter au temps de la conquête de Canaan.

2.

Paraît être un nom d’homme dans 2 Rois 15.25 ; voir Arié.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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