Dictionnaires bibliques

Anathoth

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Anathoth », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Ville lévitique de la tribu de Benjamin, sur la grande route qui mène du nord à Jérusalem (1 Rois 2.26 ; Josué 21.18 ; 1 Chroniques 6.60 ; Néhémie 11.32 ; Ésaïe 10.30). Elle donna le jour au prophète Jérémie (1.1 ; 29.27 ; cf. 32.7), mais eut le malheur de repousser son ministère et alla jusqu’à vouloir le faire mourir (11.21). D’après Eusèbe et Jérôme elle était située à 3 mille romains au nord de Jérusalem, d’après Josèphe elle en était un peu moins loin, à 20 stades. Elle est maintenant entièrement ruinée, et ne doit pas être confondue, comme quelques-uns le font, avec Saint-Jérémie, qui est trop éloigné de Jérusalem.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Anathoth (1)

Ville de la tribu de Benjamin (Josué 21.18), éloignée de Jérusalem de trois milles, selon Eusèbe et saint Jérôme, ou de vingt stades selon Josèphe. C’était la patrie du prophète Jérémie. [Peut-être était-elle aussi celle d’Abiathar ou Achimélech que Salomon destitua de la souveraine sacrificature ; du moins c’est à Anathoth que le monarque exila le pontife (1 Rois 2.26)]. Elle avait été donnée aux lévites de la famille de Caath pour leur demeure et pour être une ville de refuge. Cette ville [dont on voyait encore la tour du temps de saint Jérôme,] est entièrement ruinée. [Elle n’était plus, lors de la première croisade qu’un village, que Guillaume de Tyr appelle mal à propos Emmaüs. On y voit encore, dans la première moitié du 19e siècle, la nef et le toit d’une église bâtie au temps des croisades. Cette église était, dans le 17e siècle, desservie par les pères Latins du Saint-Sépulcre ; mais ceux-ci, en butte à la barbarie des habitants, ont été forcés de l’abandonner. Les traditions nous apprennent que dans une seule nuit, quatorze prêtres furent égorgés. Ce village s’appelle aujourd’hui Jérémie ou Saint-Jérémie ; les voyageurs s’y arrêtent à cause de sa fontaine. L’église, maintenant mosquée, paraît avoir été construite avec magnificence dans le temps du royaume de Jérusalem, sous les Lusignan. Le village est composé de quarante à cinquante maisons assez vastes, suspendues sur le penchant des deux coteaux qui embrassent la vallée. Quelques figuiers disséminés et quelques champs de vignes annoncent une espèce de culture ; nous voyons des troupeaux répandus autour des maisons. C’est du village de Saint-Jérémie que Tancrède partit pour délivrer Jérusalem, qui n’en est qu’à une distance de six milles. Partant de ce village, après une heure et demie de marche à travers de mauvais chemins, on arrive dans la vallée du Térébinthe, d’où il y a encore trois milles pour arriver à Jérusalem. Comment la ville Anathoth pouvait-elle être au N-E. de Jérusalem, comme le disent les cartes et Barbie du Bocage.?]

Anathoth (2)

Huitième fils de Béchor (1 Chroniques 7.8), qui était fils de Benjamin.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

1.

Un des fils de Béker et petit-fils de Benjamin (1 Chroniques 7.8).

2.

Un des « chefs du peuple » qui apposèrent leur sceau à l’alliance de Néhémie et d’Esdras (Néhémie 10.19).

3.

Ville lévitique de Benjamin (Josué 21.18 ; 1 Chroniques 6.60), à 4 km au nord de Jérusalem. Patrie du sacrificateur Abiathar (1 Rois 2.26), de deux chefs de David (2 Samuel 23.27 ; 1 Chroniques 11.28 ; 1 Chroniques 12.3) et du prophète Jérémie (Jérémie 1.1 ; Jérémie 11.21 ; Jérémie 32.7) ; réoccupée après l’exil (Néhémie 7.27 ; Néhémie 11.32). Ésaïe prophétisa sa chute (Ésaïe 10.30).

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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