Dictionnaires bibliques
Ammon
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Ammon », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Père des Ammonites (Genèse 19.38), fils de Lot par la plus jeune de ses filles. C’était une population sœur des Moabites, et apparentée avec les Israélites, puisque Lot était fils d’un frère d’Abraham ; aussi Dieu défendit à Moïse et à son peuple de les traiter en ennemis (Deutéronome 2.9-19 ; Nombres 31 ; cf. chap. 22-23). Vainqueurs des Zamzummims, les Ammonites demeurèrent primitivement entre l’Arnon, le Jourdain et le Jabbok ; les Amoréens leur enlevèrent une partie de leur territoire ; puis, quand les Israélites ayant vaincu Sihon, roi des Amoréens, vinrent s’établir en Galaad (Nombres 21.21), les Ammonites voulurent faire valoir de nouveau leurs prétentions sur ce pays qu’ils avaient anciennement possédé ; mais ils furent repoussés par les Israélites, sous la conduite de Jephthé (Juges 11). De temps à autre, la guerre éclatait entre ces deux peuples, qui auraient dû vivre en paix. Saül remporta une victoire sur eux (1 Samuel 14.47), David assiégea et prit leur capitale Rabba des fils de Ammon (2 Samuel 10.1-14 ; 11.1ss). Plus tard, s’étant unis aux Moabites et aux Iduméens, ils vinrent attaquer Josaphat ; mais la discorde se mit dans leurs rangs, et les alliés se détruisirent les uns les autres (2 Chroniques 20). Ils furent encore vaincus par Jotham (2 Chroniques 27.5). Après que les tribus transjourdaines eurent été les premières emmenées en captivité par les Assyriens, les Ammonites s’emparèrent de leur pays, ce qui leur est reproché (Jérémie 49.1-6). Après la bataille de Carkémis, où Nébucadnetsar défit les Égyptiens, il paraît qu’ils devinrent tributaires de ce prince, et ils joignirent leurs troupes à celles des Caldéens, qui firent la guerre au roi Jéhoïakim (2 Rois 24.2) ; mais dans la suite leurs ambassadeurs se réunirent à Jérusalem, avec ceux des autres peuples qui voulaient secouer le joug de Babylone.
Les prophètes leur reprochent leur haine invétérée et leurs constantes hostilités contre Israël (Amos 1.13 ; Sophonie 2.8 ; Ézéchiel 25.3), et ils leur annoncent la dévastation de leur pays (Jérémie 49.4ss), prophétie dont les voyageurs modernes ont démontré Ie parfait accomplissement (Seetzen, Buckingham, Burkhardt), bien qu’ils aient été momentanément rétablis, selon l’oracle de Jérémie, et qu’on les retrouve opposant à Israël des troupes nombreuses (1 Maccabées 5.6). Justin martyr dit aussi que de son temps encore ils formaient une peuplade considérable. Mais dès lors ils ont été confondus sous le nom d’Arabes, et la prophétie a été accomplie qui dit : « On ne se souviendra plus des enfants d’Ammon parmi les nations » (Ézéchiel 25.10). Il n’en reste plus maintenant aucune trace ; le sol qu’ils occupèrent est foulé par d’autres peuplades, qui viennent tour à tour passer quelques saisons sur les nombreuses ruines de cette contrée, qui est un monceau de désolation (Jérémie 49.2-3).
C’est chez les Ammonites qu’on trouvait l’affreuse idole de Moloch.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire de la Bible (Bost)
Un des fils de Lot (Genèse 19.38) v. Ammon.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Ammon (1)
Ou No-Ammon, ville d’Égypte. Le Chaldéen et l’auteur de la Vulgate traduisent ordinairement ce terme par Alexandrie. Ils n’ignoraient pas sans doute qu’Alexandrie est beaucoup plus récente que Jérémie (Jérémie 49.25) Ézéchiel (Ézéchiel 30.14-16) et Nahum (Nahum 3.8), qui parlent de No-Ammon, que ces interprètes ont rendu par Alexandria ; mais ils pouvaient croire que cette dernière ville était au même endroit, ou à-peu-près au même endroit où l’on avait depuis bâti Alexandrie, ce qui toutefois ne parait nullement par l’histoire ; car il n’y avait que le bourg de Rachotis sur la mer, vers le même lieu où l’on bâtit depuis la ville d’Alexandrie. Voyez Alexandrie.
Les caractères que les prophètes donnent à No-Ammon, sont qu’elle est bâtie au milieu des fleuves, et tout environnée d’eaux ; que la mer est son trésor, et ses eaux son rempart, et sa force. Ce qui nous fait juger que No-Ammon n’est autre que Diospolis, ou la ville de Jupiter, située dans le Delta, sur un bras du Nil, entre Busiris, au midi, et Mendèse, au nord, à une assez petite distance de la mer Méditerranée ; elle avait autour de soi des lacs que l’on pouvait appeler des mers, dans le style des Hébreux. La ruine de cette ville, qui est prédite et marquée si distinctement par les prophètes, arrive sous Assaraddon et sous Nabuchodonosor, et peut-être sous Sennachérib. Voyez notre Commentaire sur les prophètes Ézéchiel (Ézéchiel 30.14-15, 16 ; Nahum 3.8). Voyez Diospolis.
Nonobstant tout ce que nous avons dit en faveur de Diospolis, et ce que nous avons rapporté dans le Commentaire sur Jérémie (Jérémie 46.25 ; Ézéchiel 30.14-15 ; Nahum 3.8), pour appuyer ce sentiment, nous avouons de bonne foi que la chose n’est nullement certaine, et qu’on peut entendre No-Ammon de Thèbes, capitale de la HauteÉgypte. On peut voir ce que nous disons, en faveur de cette opinion, dans l’article de Thèbes.
Ammon (2)
Ou Hammon, ou Jupiter Ammon, célèbre dieu des Égyptiens, que nous croyons être le même que Cham (Voyez Cham), qui peupla l’Afrique, et qui fut père de Mizraim, auteur des Égyptiens. Ammon avait un temple fameux dans l’Afrique, où il était adoré sous la figure d’un bélier. Les Égyptiens donnaient ainsi à leurs dieux la forme de certains animaux. Le temple d’Ammon était situé dans un lieu délicieux, tout environné d’un affreux désert. Il y avait là un fameux oracle, qu’Alexandre le Grand alla consulter. Cet oracle toutefois, comme les autres, tomba insensiblement dans le mépris. Du temps de Strabon, il n’avait déjà plus tant de vogue, et du temps de Plutarque on n’en faisait presque aucun cas. Enfin, on n’en parlait plus du temps de Théodose, suivant le témoignage de Prudence. L’Écriture ne dit rien de cette fausse divinité en particulier, mais elle parle de Cham et de la ville d’Ammon, ou de No-Ammon, qui lui était principalement dévouée. Le dieu Hammon des Égyptiens était le même que Jupiter des Grecs ; d’où vient que ceux-ci appellent Diospolis, ville de Jupiter, la ville que les Égyptiens nommaient No-Ammon, la demeure d’Ammon.
Ammon (3)
Fils de Loth, né de ce patriarche et de la plus jeune de ses filles (Genèse 19.34-38), l’an du monde 2107, avant Jésus-Christ 1893, avant l’ère vulgaire 1897. On ne sait aucune particularité de la vie d’Ammon. Il demeura à l’orient de la mer Morte et du Jourdain, dans les montagnes de Galaad, et fut père des Ammonites, peuple fameux, qui fut toujours ennemi des Israélites.
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
(probablement = fils de mon père, d’après l’arabe, plutôt que « fils de mon peuple »).
Fils de Lot et de sa plus jeune fille, et ancêtre des Ammonites, comme celui de l’aînée aurait été l’ancêtre des Moabites (Genèse 19.30-38). Ce récit affirme la parenté entre les Hébreux et leurs voisins, Moabites et Ammonites, mais exprime probablement le mépris d’Israël pour ces voisins, leurs constants ennemis. Il se peut toutefois qu’il soit d’origine moabite ou ammonite et destiné primitivement à établir leur descendance patriarcale.
Voir Ammonites et Moabites.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans Westphal