Dictionnaires bibliques
Ail
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Ail », un article après l’autre.
Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Il est certainement désigné par le mot schoum, car aujourd’hui même dans une grande partie de l’Orient cette plante ne porte pas d’autre nom. Forskâl range les aulx parmi les végétaux qui viennent en Égypte sans culture. Quant aux anciens Égyptiens, outre le livre des Nombres (Nombres 11.5), un passage d’Hérodote (Euterpe, pages 106, édition Steph.), prouve que le peuple du moins faisait une grande consommation d’ail
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
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Nom générique de diverses espèces dont les plus communes en Palestine étaient l’ail cultivé (allium sativum) et l’ail d’Ascalon (allium ascalonicum) ; ce dernier fut importé en France par les Croisés, qui l’avaient trouvé aux environs de cette ville, d’où son vieux nom français : escaloigne, et son nom actuel : échalote Originaires de l’Asie centrale, très appréciés dans tout l’Orient, les ails ou aulx (choûm) sont particulièrement prospères dans la vallée du Nil, où les Égyptiens en font encore une consommation extraordinaire, ainsi que des oignons (bâtsâl) et des poireaux (khâtsir), qui appartiennent au même genre ail (allium cepa, allium porrum), de la famille des Liliacées. On connaît ces plantes bulbeuses, à odeur forte, à tige nue plus ou moins enveloppée à la base par les gaines des feuilles, à fleurs en ombelle sphéroïde renfermées avant l’épanouissement dans une spathe ordinairement bivalve ; elles contiennent toutes une essence sulfurée. Elles constituaient, d’après Hérodote, la principale nourriture des ouvriers employés à la construction des Pyramides, et l’oignon apparaît sur les monuments pharaoniques ; il servait couramment d’offrande funéraire. L’unique mention biblique de ces trois plantes alimentaires se rapporte précisément aux souvenirs de la nourriture d’Égypte, excellente et abondante, qui hantaient les Israélites dans les privations du désert (Nombres 11.5), leur faisant alors oublier les souffrances de la servitude passée ; d’où la locution proverbiale : regretter les oignons d’Égypte.
Ch.-Ed. M.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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