Dictionnaires bibliques
Aceldama
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Aceldama », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Dans la vallée de Guihon, sur les flancs de la montagne méridionale, au sud de Sion, se trouvaient la plupart des grottes funéraires de l’ancienne Jérusalem, et entre autres, le cimetière des étrangers et des pèlerins, qui reçut le nom de Aceldama, ou champ du sang (Matthieu 27.7-8 ; Actes 1.19), parce qu’il avait été acheté avec l’argent qui avait payé le sang de Jésus. C’était auparavant le champ d’un potier, qui s’en défit sans doute parce qu’il en avait épuisé, ou à peu près, la partie argileuse. On voit maintenant encore une place de 30 m de long sur 15 de large, comprise entre les rochers et une muraille ; la moitié en est occupée par un ossuaire voûté, de 10 m de haut, dans lequel on introduit les cadavres par cinq ouvertures.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Voir Aceldama.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
L’article dans WestphalDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Nom araméen, cité dans Actes 1.19 et traduit Champ du Sang dans ce passage et dans Matthieu 27.8. Le point commun à ces deux récits, indépendants et, semble-t-il, inconciliables, est le fait que le champ connu sous ce nom avait été acquis avec le prix de la trahison de Judas (voir ce mot). Mais d’après Matthieu (Matthieu 27.3-8), ce sont les prêtres qui, avec l’argent rapporté par Judas, achètent un certain « Champ du Potier », pour en faire la sépulture des étrangers, et son nouveau nom fait allusion au sang du Christ, répandu par la trahison ; d’après les Actes (Actes 1.18 et suivant), c’est Judas lui-même qui l’achète, qui y meurt, et l’allusion du nom paraît se rapporter à son propre sang, plutôt qu’à celui de sa victime. D’autre part, les meilleurs manuscrits ont la transcription : Hakel-darnaçh, qui représenterait l’araméen deniak = sommeil, plutôt que dema = sang. On peut donc supposer qu’un champ appelé le « Champ du Potier » servait de cimetière, de « Champ du Sommeil », et que ce dernier titre, après l’achat provenant de la trahison, sera naturellement devenu dans le public « champ du sang » par la seule suppression de la lettre finale. Des témoignages antiques et nombreux le situent au sud de la, colline sud-est de Jérusalem, aux premières pentes du mont du Mauvais Conseil, où se trouvent du reste quantité de tombeaux creusés dans le roc (figure 3). Voir Dalman, I tin., p. 434s.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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