Dictionnaires bibliques

Abba

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Abba », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Plusieurs mots hébreux ont été conservés par les auteurs du Nouveau Testament, quoiqu’ils écrivissent en grec ; tels sont Abba, Hosanna, Jéhovah, Sabbat, Alléluia, etc. : d’où l’on peut conclure que ces mots exprimaient des idées difficiles à rendre dans une autre langue. C’est ainsi que le mot Abba ne répond pas simplement à l’idée de père, mais il renferme encore ce quelque chose de tendre et de familier qui se trouve dans l’expression d’amour et de confiance d’un petit enfant envers ses parents. Au plus fort de ses souffrances en Gethsémané, notre Sauveur s’adresse au Père en l’appelant Abba, Père (Marc 14.36). Et Paul voulant faire comprendre aux Romains les glorieux privilèges qui sont attachés à leur nouvelle qualité de membres de l’Église chrétienne, leur dit qu’ils ont reçu l’esprit d’adoption par lequel ils crient « Abba, Père », c’est-à-dire qu’ils sont avec lui dans les relations les plus intimes (Romains 8.13 ; cf. Galates 4.6). On a fait la remarque bien juste que dans toutes les langues les premiers bégaiements des enfants ont une étonnante ressemblance avec l’Abba des Hébreux.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

L’article dans Bost

Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

En Syriaque, signifie père. Ab a la même signification en hébreu. Saint Paul (Romains 8.15 ; Galates 4.6) dit que nous avons reçu de Dieu l’esprit d’adoption des enfants qui nous fait crier : Abba ou mon père. Jésus-Christ dans sa prière au Jardin des Oliviers, dit à son père (Marc 14.36) : Abba, mon Père, tout vous est possible.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

L’article dans Calmet

Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Mot araméen qui signifie Père.

On le trouve trois fois dans le Nouveau Testament, une fois dans le récit de l’agonie de Gethsémané (Marc 14.36), puis dans Romains 8.15 et dans Galates 4.6. Dans ces trois textes, le mot abba est accompagné de sa traduction (voyez dans l’Évangile de Marc deux autres exemples semblables : Marc 5.41, à propos de l’expression talitha koum, et Marc 7.34, à propos du mot ephphatah). On a essayé d’expliquer, de différentes façons, cette introduction de mots araméen suivis de leur traduction dans le texte grec du Nouveau Testament, particulièrement celle du mot abba. Voici l’opinion la plus probable : le mot abba aura été incorporé tel quel dans le Nouveau Testament parce qu’il était devenu une expression liturgique. Les croyants d’origine païenne ou ceux qui, d’origine juive, parlaient le grec dans la conversation courante, comme c’était le cas pour saint Paul, priaient d’ordinaire dans la langue sacrée, bien qu’elle ne fût pas leur langue habituelle (C’est ainsi qu’à partir d’une certaine époque les Juifs s’adressant à Dieu se servaient de l’expression grec : Kurié mou = mon Maître, mon Seigneur.). Le fait que Jésus a prononcé le mot abba en Gethsémané peut aussi avoir conféré à ce terme une dignité, une valeur toute particulière dans l’esprit des premiers chrétiens : ce serait une raison de plus pour qu’ils l’aient reproduit tel quel, comme l’a fait saint Paul écrivant aux Galates et aux Romains.

M. M.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

L’article dans Westphal