Giezi
Dictionnaire historique et critique de la Bible · Augustin Calmet
Serviteur d’Élisée, accompagna presque toujours ce prophète, et eut part à tout ce qui lui arriva, jusqu’à ce que, s’étant laissé gagner par l’avarice, il se fit donner de l’argent par Naaman empruntant pour cela le nom d’Élisée, comme si ce prophète l’eût envoyé, afin qu’il lui donnât un talent d’argent et une paire d’habits (2 Rois 5.20), pour deux enfants des prophètes, qui lui seraient venus demander quelque chose. Naaman ne se contenta pas d’un talent d’argent ; il lui en donna deux. Mais lorsque Giézi fut de retour, Élisée lui demanda d’où il venait. Giézi lui répondit qu’il n’était allé nulle part. Et Élisée lui dit : Mon cœur n’était-il pas présent, lorsque vous êtes allé après Naaman, et que vous en avez reçu de l’argent et des vétements ? C’est pourquoi la lèpre de Naaman vous demeurera attachée, à vous et à votre race pour toujours. Et aussitôt Giézi parut lépreux, sortit de devant Élisée, et depuis ce temps, il ne demeura plus attaché a sa personne. Le roi d’Israël se faisait raconter par Giézi les merveilles que le Seigneur avait opérées par le moyen d’Élisée (2 Rois 8.4-6). On peut consulter l’article d’Élisée.
Source de l’article
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
Édition numérique levangile.com acquise le 30 août 2026