Commentaire concis de Matthew HenryNombres 17
Matthew Henry
Lire Nombres 17 dans la BibleNombres 17:6-15
Le peuple murmure ; une plaie est envoyée.(6-15)
La terre s'était à peine refermée que déjà le peuple commettait les mêmes péchés : Il murmurait contre Moïse et Aaron, sans se soucier de la punition envoyée précédemment par l'Éternel. Les Israélites accusaient les deux patriarches d'avoir fait mourir le peuple de Dieu : cette tragédie ne pouvait être, d'après eux, que le résultat du Jugement divin et de Sa Justice. La persistance d'Israël dans sa méconnaissance de la terreur qui doit découler de la loi divine et des jugements qui peuvent en résulter, cette même terreur qu'il avait eue lorsque la loi avait été donnée sur le Mont Sinaï, montre combien il est nécessaire que la grâce de Dieu change le cœur et le comportement humains. L'amour est capable de faire ce que la terreur ne peut accomplir. Moïse et Aaron intercédèrent auprès de l'Éternel pour implorer Sa grâce, mesurant très bien la gravité du péché commis par le peuple. Aaron se présenta et brûla de l'encens entre les morts et les vivants, non pas pour purifier l'air ambiant mais pour apaiser la colère divine. Aaron étant vraiment soucieux de la vie de chaque Israélite, fit tout son possible pour arrêter la « plaie » rapidement. À chaque fois que le mal a été commis, sachons, dans la mesure du possible, le « réparer » en pratiquant le bien.
Aaron était en quelque sorte une image de Christ. Le monde est infecté par le péché : seule la Croix et l'intercession de Jésus-Christ demeurent et sont capables de purifier cette infection.
Aaron vint parmi le camp des Israélites fautifs. Il se tint entre les morts et les vivants, tel un « médiateur » entre le Juge éternel et les âmes condamnées. En ce qui nous concerne, nous avons la rédemption au travers du sang de Jésus, la rémission de nos péchés. Nous pouvons admirer dans ce passage, la réelle dévotion d'Aaron.
Nous ne pourrons jamais assez bénir et louer la Grâce merveilleuse et l'Amour qui ont animé le cœur de notre Sauveur, quand Il prit notre place à la croix, pour racheter nos péchés. Oui, vraiment, Dieu a manifesté Son Amour envers nous, alors que nous étions pécheurs, Christ est mort pour nous, Romains 5.8 !
Nombres 17:16-22
Douze verges sont déposées devant l'Éternel. (16-22)
C'est une manifestation de la grâce de Dieu lorsque l'on voit tous les miracles, accomplis auparavant pour punir le péché, être suivis par d'autres miracles pour le prévenir.
Douze verges furent apportées, de la part des pères de la maison d'Israël. Il est probable que ce furent celles dont les princes se servaient pour manifester leur autorité ; ces verges étaient en bois sec, donc, dépourvues de sève. Chacun savait que la verge qui bourgeonnerait et fleurirait serait celle de celui qui serait choisi par Dieu pour être sacrificateur. Moïse ne fit aucune objection sur la manière d'établir ce choix ; il ne chercha pas à connaître le résultat avant les autres, il s'en remit entièrement à l'Éternel.
Nombres 17:23-28
La verge d'Aaron bourgeonne, elle est conservée à titre de mémorial. (23-28)
Alors que les autres verges restèrent telles quelles, celle d'Aaron devint une branche vivante : elle avait en effet des boutons, des fleurs et des fruits, tout cela en même temps.
C'était vraiment miraculeux ! Il était clair qu'Aaron était sous l'effet d'une bénédiction céleste particulière. La manifestation de fruits est la meilleure évidence de l'action divine ; il en est de même pour la verge d'Aaron qui était la seule parmi les autres à avoir fleuri. Cette verge fut préservée afin de couper court aux murmures des Israélites et qu'ils ne meurent point, suite à leur conduite. Le but final de Dieu, dans toute Sa Providence et dans tous les mémoriaux institués, est de repousser le péché. Christ a été manifesté pour ôter le péché. Christ est appelé « la verge » qui descend de la famille de Jessé : si a vue humaine, cette « verge » pouvait paraître sans éclat apparent, en réalité, il est dit qu'Elle fleurira éternellement.
La verge d'Aaron, qui était auparavant en bois sec, se mit à revivre et fleurir, pour confondre ses adversaires. Les enfants d'Israël pleurèrent et dirent : « nous périssons, nous périssons tous » ! C'était vraiment l'expression d'un peuple accusé, rebelle contre les jugements divins, qui par son orgueil et son obstination courait à sa ruine.
Il est très grave de se rebeller contre Dieu, quand nous sommes dans l'affliction : notre détresse peut alors nous mener à la mort : dans une telle situation, au moment de notre mort, le blâme initial qui nous accusait demeurera sur nos têtes. Quand Dieu juge, Il donne toujours au fautif le plus obstiné, la possibilité de confesser sa folie.
Quelle bénédiction nous avons de nos jours, d'être sous une dispensation plus simple et meilleure ! Christ nous a en effet donné de merveilleuses promesses !
Commentaire concis de Matthew Henry — Matthew Henry. © Éditions CLÉ / Dominique Osché · tous droits réservés
Nombres 17:1
Les compagnons de Koré sont consumés. (16.35-17.5)
Un feu sortit d'auprès de l'Éternel et consuma les deux cent cinquante hommes qui avaient offert de l'encens ; Aaron fut épargné, bien qu'il se tînt parmi ces hommes. Dieu est jaloux des honneurs dus à Ses institutions, Il ne permet pas qu'elles soient galvaudées. Le sacrifice de l'homme pécheur est en abomination à l'Éternel. L'offrande de l'encens était un acte rituel et en tant que tel, devait être accompli à la Gloire de Dieu. Les lames étendues pour couvrir l'autel étaient là pour rappeler cette triste histoire aux enfants d'Israël et aux étrangers, afin que tous, dans une respectueuse humilité, puissent éprouver un sentiment de crainte. Ces hommes iniques subirent la destruction à la foi de leur corps et de leur âme. Tous ceux qui transgressent la loi divine et qui se moquent de l'évangile, choisissent et finissent par aimer tout ce qui mène à la mort.