Commentaire concis de Matthew HenryJérémie 35
Matthew Henry
Lire Jérémie 35 dans la BibleJérémie 35:12-19
La désobéissance des Juifs, envers l’Éternel. (12-19)
L’intégrité des Récabites, quant à leur respect des commandements de Jonadab, était remarquable ; la désobéissance des juifs, aux commandements divins, était par contre, plus regrettable.
Les Récabites n’obéissaient en fait, qu’à celui qui n’était simplement qu’un homme, un de leur semblable ; Jonadab n'a jamais rien fait pour sa descendance qui soit comparable à ce que Dieu fit pour les Siens. La Miséricorde divine fut néanmoins promise aux Récabites.
La Parole ne nous dit rien au sujet de l’application de cette promesse ; mais il ne fait aucun doute qu’elle fut exécutée : il se dit encore aujourd’hui que les Récabites sont un peuple à part.
Sachons respecter les conseils de nos pieux ancêtres, nous ne pourrons en tirer que du bien !
Commentaire concis de Matthew Henry — Matthew Henry. © Éditions CLÉ / Dominique Osché · tous droits réservés
Jérémie 35:1-11
L’obéissance des Récabites. (1-11)
Jonadab était réputé pour sa sagesse et sa piété. Il vécu environ 300 ans avant les évènements relatés dans ce texte, 2 Rois 10.15. Jonadab avait commandé à sa postérité de ne pas boire de vin. Il avait également ordonné aux siens, d’habiter dans des tentes, tels des nomades, afin de leur enseigner à ne pas s’établir définitivement en quelque lieu ici-bas. Rester discret, était pour le peuple juif, la meilleure attitude à tenir, afin de survivre le plus longtemps possible sur cette terre où ils n’étaient en fait, que des étrangers.
L'humilité et le contentement sont toujours la meilleure attitude à observer, et la protection la plus sûre. En outre, bien qu’il soit bon de ne pas se tourner vers les plaisirs « défendus », il est préférable aussi de ne pas tomber dans l’excès, quant à ceux qui s’avèrent « légaux ».
En considérant que nous ne sommes que des étrangers et des pèlerins ici-bas, nous devrions nous astreindre à nous abstenir de toutes convoitises charnelles. Ceux qui n’ont rien ou peu à perdre, ne sont pas effrayés par le temps qui passe ; par contre, ceux qui sont asservis par la possession de leurs différents biens, sont sans cesse su le qui-vive, dans la crainte d’être dépouillés. Les personnes qui vivent dans l'abnégation, en dédaignant les vanités du monde, sont les mieux « armées » pour combattre la souffrance.
La postérité de Jonadab a strictement observé les règles qui lui étaient prescrites ; en ce temps d’épreuve commune, elle ne fit qu’employer les moyens à sa disposition, pour garde le peuple en sécurité.